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Comment améliorer la migration de vos applications dans le cloud ?

VMware, AWS et le CRiP ont conjointement organisé un webinaire le 2 juin 2021, autour du retour d’expérience de la migration vers la solution VMware Cloud for AWS réalisée par la société KEM ONE. À la suite du témoignage de son Responsable des infrastructures IT Jean-Yves Pottier, Jérôme Bouvet, Directeur Cloud Europe du Sud pour VMware, et Stephan Hadinger, Head of Technology chez AWS ont répondu aux questions d’Olivier Dersch, Animateur du Groupe « CTO Advisor » du CRiP et des participants à ce webinaire.

Retour d’expérience de KEM ONE

Deuxième producteur européen de PVC, la société KEM ONE est une entreprise industrielle française spécialisée dans l’extraction de sel, la production de chlore et de ses dérivés, de soude et de polychlorure de vinyle (PVC). La société est implantée sur sept sites de production en France, elle emploie 1800 salariés, et a réalisé un chiffre d’affaires de 925 Millions d’euros en 2019. Soucieuse de moderniser son infrastructure S.I. vieillissant, réparti sur deux datacenters implantés en région lyonnaise, KEM ONE souhaitait bénéficier des avantages du cloud public, sans devoir pour autant s’engager dans un long projet de réécriture de ses applications.

Jean-Yves Pottier, Responsable des infrastructures IT chez KEM ONE, explique : « Nous engager vers le cloud public était un moyen pour nous de décommissionner nos datacenters, de ne pas avoir à investir dans le renouvellement d’infrastructures obsolètes, ni dans les coûts de maintenance ». Les applications existantes n’avaient pas été conçues pour une transposition en mode cloud-native, comme le rappelle Jean-Yves Pottier : « Le choix de tout passer en natif se serait traduit par un projet de migration pour chaque application, que nous avions estimé à deux ans. Or, nous souhaitions avoir réussi notre migration vers le cloud en une année. Disposant déjà d’une infrastructure virtualisée VMware, nous avons choisi une migration plus simple, en mode Lift and Shift. Grâce à la solution HCX de VMware, la migration n’a pris que neuf mois ».

Le choix de la solution VMware Cloud on AWS combine le meilleur des deux mondes, en préservant les modèles opérationnels, les outils, les applications déjà virtualisées sur ESX, et en apportant toute la souplesse du cloud public AWS avec des ressources de stockage et de traitement disponibles à la demande, capables de satisfaire les objectifs de performance et de qualité de service des applications KEM ONE.

Jean-Yves Pottier complète : « L’impact sur les applications a été minime, car nous avons pu reconstruire nos clusters ESX très facilement sur AWS. L’outil VMware HCX qui permet de faire la migration à chaud et d’étendre notre réseau sur la plateforme AWS ne nécessite pas de modifier l’adressage IP, ce qui représente généralement une source de risque et de temps dans les migrations ».  Le passage vers le cloud a également permis à KEM ONE de remplacer le système Oracle installé sur ses datacenters par une solution RDS (Relational Database Services) d’AWS, tout en conservant la totalité des fonctions d’accès aux données par les applications KEM ONE. Aujourd’hui la migration est terminée et la solution cloud est en production.

Les bénéfices retirés par KEM ONE

  • Le ROI a été démontré, conforme aux objectifs initiaux, avec une réduction du TCO de l’ordre de 30% par rapport à la situation initiale sur une infrastructure VMware interne.
  • Il a été constaté un gain significatif en performance pour l’ensemble des Workloads migrés
  • Le mode de licensing des applications est resté le même en passant d’un cluster ESX on-prem vers des infrastructures cloud AWS
  • Les équipes opérationnelles sont déchargées de la gestion quotidienne des infrastructures
  • Les coûts d’hébergement et de maintenance des anciens datacenters ont disparu
  • Le cloud apporte une agilité nouvelle, permettant simplement et très rapidement de mettre en place des composants d’infrastructure nécessités par les équipes de développement, et il est très facile de calculer l’enveloppe budgétaire à engager
  • Les SLA sont garantis par VMware

Les conseils à suivre

  • Il est important de mettre en place rapidement des mécanismes FinOps pour suivre l’évolution des coûts du cloud. Il est très facile d’ajouter des ressources, il faut être vigilant sur l’impact financier. Il ne faut pas hésiter à se faire aider sur les aspects FinOps, car l’offre de solutions AWS est riche
  • Les performances d’un S.I. migré vers le cloud dépendent en partie de la bande passante vers le Cloud Service Provider. Si elle est trop basse, les temps de migration s’allongent. Il ne faut pas mésestimer ce point

Quelques précisions sur l’offre VMware Cloud on AWS

Jérôme Bouvet, Directeur Cloud Europe du Sud chez VMware, et Stephan Hadinger, Head of Technology chez AWS ont ensuite répondu aux questions d’Olivier Dersch, pilote du groupe « CTO Advisory » au CRiP et des participants.

Pourquoi cette offre conjointe ?

Jérôme Bouvet rappelle : « Cette solution a été co-construite par VMware et AWS il y a environ 4 ans pour répondre à l’attente des clients VMware souhaitant une solution simple d’utilisation pour migrer leurs charges de travail dans le cloud. VMware apporte son stack de virtualisation applicative combinant réseaux, traitements et stockage, et AWS propose ses ressources de cloud. Cette offre VMware Cloud on AWS est un package dont le build, le run et le MCO est assuré par VMware. Les clients peuvent gérer leurs VM mais aussi leurs containers, et utiliser cette plateforme adaptée pour des environnement CI/CD ».

Lift and Shift ou Cloud-Native, quelle option de migration choisir ?

Selon Stephan Hadinger, on peut distinguer trois cas de figure :

  • Celui des applications historiques qui n’ont pas vocation à évoluer, mais qui doivent continuer à fonctionner en tirant parti du cloud. Dans ce cas, on peut faire du « lift & shift » et s’arrêter là. Cette opération améliore la sécurité, le patching, mais ne contribue pas au développement de valeur des applications migrées
  • Celui des applications que l’on va optimiser pour le cloud en changeant progressivement des composants. C’est ce qu’a fait KEM ONE avec RDS et les a conduits à une sortie d’Oracle au profit de solutions PostgreSQL. C’est également l’occasion d’une modernisation des moteurs JAVA, ou encore une revue des OS
  • La troisième catégorie regroupe les nouvelles applications qui peuvent être conçues en mode cloud-native, et déployer par exemple des offres de type Containers ou Serverless au lieu de Machines Virtuelles classiques

Et il conclut : « Ces trois cas de figurent peuvent tout à fait cohabiter pour offrir la solution cloud la plus pertinente à chaque classe d’applications »

Jérôme Bouvet complète : « Il n’y a pas dans d’exclusion entre l’option « lift & shift » ou bien « cloud natif ». Dans l’approche « lift & shift », le client capitalise sur son expertise acquise on-premises. La migration s’effectue à chaud notamment au moyen d’HCX, et le client tire rapidement des bénéfices qu’apporte le cloud, par exemple en transformant des investissements matériels au profit de dépenses de fonctionnement. Une fois cette étape franchie, il peut utiliser des services AWS complémentaires afin d’enrichir son patrimoine applicatif ».

Quel est l’impact de la mise en œuvre pour les équipes opérationnelles ?

Pour les équipes opérationnelles, le passage d’un environnement VMware on-premises vers VMware Cloud on AWS est transparent. L’adressage IP n’est pas modifié, les outils VMware sont identiques. Pour Jérôme Bouvet, le lift and shift apporte à minima un refresh technologique et confère plus d’agilité aux équipes pour mieux adapter les ressources au volume de traitement nécessaire, à la hausse comme à la baisse. L’opération permet en outre de mettre à jour les versions de VMware et de pouvoir simplement cloner, faire des snapshots et des backups des VM, applications et données. Il complète : « Cette solution donne des super pouvoirs aux équipes opérationnelles, le passage au cloud leur permet d’accélérer le provisionnement des ressources par rapport à ce qu’ils pouvaient réaliser sur des capacités on-premises ». Jean-Yves Pottier complète : « Notre outil de sauvegarde réalise des snapshots des VM en local tous les soirs, qui sont répliqués la nuit sur l’environnement Amazon S3. Ce qui fait que le lendemain, nous sommes capables de redémarrer une VM d’un de mes sites sur le cluster VMware cloud en central ».

Quel ROI peut-on espérer ?

Stephan Hadinger déclare : « Lorsqu’on migre un grand datacenter en AWS natif, le projet dure généralement entre 12 et 24 mois, il nécessite des revues intermédiaires, avec souvent des impacts profonds pour les applications. Le fait d’utiliser VMware Cloud on AWS élimine ces barrières. Rester sur la même technologie et limiter les impacts opérationnels comme le changement d’adressage IP est un facteur d’accélération qui permet de conduire un projet d’envergure similaire dans un délai compris entre 3 à 9 mois »

Jerome Bouvet complète : « Nous constatons en moyenne chez nos clients des ROI de 12 mois, qui incitent donc les Directions Générales à effectuer leurs migration vers le cloud. A niveau de ressources et d’outillage constants, cette solution abaisse le TCO à peu près de 30%, et en même temps réduit le Time to Market grâce à l’agilité nouvelle que procure la solution cloud »

Il évoque également les gains complémentaires qu’apporte VMware Cloud on AWS sur les Plans de Reprise d’Activité : « La solution VCDR (VMware Cloud Disaster Recovery) simplifie les PRA en permettant le réapprovisionnement des hosts et des espaces de stockage en quelques minutes. C’est un Disaster Recovery à la demande. Cette même option peut parfaitement être mise en œuvre pour pallier des attaques de malware, de ransomware, en restaurant l’environnement VMware tel qu’il était à J-1 ou H-1 ».

En synthèse, la solution VMware Cloud on AWS permet ainsi :

  1. D’accélérer la migration des applications dans le cloud sans arrêt de service (migration à chaud), permettant ainsi de migrer le parc applicatif en quelques mois, au lieu de quelques années par rapport à un re-factoring total
  2. De dé-risquer cette migration, Il n’y a plus besoin d’engager une refonte des applications, ni de changer le plan d’adressage IP. On peut ainsi capitaliser sur les outillages et les compétences existante
  3. D’accélérer l’innovation en gérant sur la même plateforme vos containeurs et vos machines virtuelles, tout en pouvant utiliser des services AWS complémentaires (modules d’IA, de ML, ou de Data Lake par exemple)
  4. De permettre une portabilité de vos workloads, autorisant ainsi une réversibilité à chaud
  5. D’avoir une baisse du TCO de l’ordre de 30% par rapport à l’existant on-premises et un ROI sur 12 mois

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