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Le cloud hybride pourra-t-il tenir toutes les promesses du cloud ?

Une analyse de Sylvain Cazard, Vice-Président Europe en charge des offres Logiciels, Data center, Réseaux et Sécurité chez VMware

Je constate chaque jour auprès de nos clients que l’adoption du cloud par les entreprises s’accélère. Au-delà des arguments marketing, les entreprises en mesurent à présent les véritables bénéfices et sont désormais à même de définir leur propre stratégie de migration vers le cloud.

Il existe autant de stratégies cloud que d’entreprises

 

Chez VMware, nous avons de nombreux clients européens qui utilisent le cloud, mais ils ont chacun des approches très différentes. Certaines entreprises ont volontairement franchi le pas en supprimant leurs datacenters pour se reposer entièrement sur le cloud public. Pour la majorité, elles ont adopté un mode de cloud hybride, et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, la migration vers le cloud public représente un projet ambitieux qui s’inscrit souvent dans le long terme. Il n’y a pas donc pas une stratégie unique de migration des applications mais cinq voies définies sous le terme « 5 R » comme le rappelle Gartner : Rehost (ou lift and shift), Refactor, Revise (ou Replatform), Rebuild, Replace (ou Repurchase). Ensuite, certaines applications n’auront jamais vocation à finir dans le cloud, que ce soit pour des raisons économiques, stratégiques ou règlementaires.

Le cloud hybride installé pour longtemps

 

Les fournisseurs de Cloud public en ont pris acte dans leurs offres. Face à des environnements hétérogènes en équipements et outils d’administration qui combinent des infrastructures IT traditionnelles, des clouds privés et des clouds publics, on peut légitimement s’interroger sur leur capacité à remplir les promesses du cloud. La magie du cloud consiste à masquer la complexité des infrastructures IT y compris dans un contexte de cloud hybride. C’est donc à nous, acteurs du cloud, d’apporter de la cohérence à cet ensemble afin que les applications puissent y migrer facilement. C’est ce que VMware s’attache à faire avec constance depuis des années au travers de développements technologiques, d’acquisitions et de partenariats qui s’inscrivent toujours dans une même vision stratégique de simplification de l’usage du cloud.

 

Le cloud doit tenir compte de la nature des applications modernes

 

Les applications monolithiques et les architectures trois tiers (une architecture basée sur l’environnement client–serveur) tendent à disparaitre. Les applications sont désormais structurées en micro-services qui communiquent entre eux et requièrent plus de souplesse de la part des infrastructures IT, plus particulièrement de la part du réseau. Il faut être capable d’apporter de manière automatisée à l’application tous les services d’infrastructure nécessaires durant sa durée de vie. On constate également que de nombreux composants applicatifs sont à présent construits dans des conteneurs, que ce soit sur le site de l’entreprise ou dans le cloud. En modernisant les infrastructures pour créer des environnements de cloud hybride, il est nécessaire de proposer des supports équivalents pour les machines virtuelles et les conteneurs. Kubernetes s’étant largement imposé pour gérer des environnements de conteneurs, VMware a pris les devants en intégrant le support des conteneurs et de Kubernetes pour l’ensemble de ses solutions de Software Defined Data Center (SDDC) et de cloud hybride.

 

VMware Cloud foundation : la pierre angulaire du cloud hybride

 

Il est impossible d’imposer des équipements identiques pour chaque entreprise et pour chaque fournisseur de cloud. Doit-on pour autant se résigner à gérer chaque environnement de manière indépendante et recréer des silos tels que ceux qui pénalisaient les datacenters ?  Non bien heureusement. Il faut généraliser une approche commune du « software designed » à tous les composants de l’infrastructure (serveur, stockage et réseau), l’étendre à l’ensemble des clouds privés et publics et disposer d’une plateforme commune de gestion de cloud (CMP) : c’est ce que Vmware propose en  en rassemblant toutes ces fonctions dans « VMware Cloud Foundation ». Plus de 4000 fournisseurs de cloud public ont signé des accords de partenariat avec VMware pour construire leur cloud public sur les mêmes principes et les mêmes produits que VMware Cloud foundation utilisée par les entreprises pour bâtir leur cloud privé. La compatibilité entre leur cloud public et les cloud privés de leurs clients est ainsi assurée.

 

Après dix ans passés chez VMware (lire mon billet : Ten Years @ VMware) je ne peux que me féliciter la vision cohérente que tient VMware dans le temps. Quand VMware s’est lancé en 2013 dans le réseau (avec NSX) cela pouvait sembler incongru pour certains. Pourtant l’expérience montre que cela était indispensable pour obtenir un SDDC complet, assurer la mobilité des charges applicatives dans le cloud hybride et améliorer la sécurité.

 

 

 

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